Élargissement de la liste des actes confiés aux aides soignant.e.s


Comme nous vous l’avions précédemment expliqué, la Ministre de la Santé publique a sans aucune concertation élargi la liste des actes pouvant être confiés par l’infirmier·e à l’aide soignant·e. Deux listes existent donc : la liste établie en 2006 et la liste établie en 2019

Quelles sont les nouvelles activités reprises dans la liste du 1er septembre 2019?

  • Mesure de paramètres concernant les différentes fonctions biologiques, y compris la mesure de la glycémie par prélèvement sanguin capillaire. L’aide soignant·e doit faire rapport de ces mesures dans les meilleurs délais et de manière précise à l’infirmier·e
  • Administration de médicaments, à l’exclusion des substances stupéfiantes, préparés par un·e infirmier·e ou un pharmacien·e, par les voies d’administration suivantes :
  1.  orale (y compris l’inhalation),
  2. rectale,
  3. gouttes ophtalmiques
  4. gouttes auriculaires,
  5. percutanée, et
  6. sous-cutanée : uniquement pour l’injection sous-cutanée d’héparine fractionnée.

 

  • Alimentation et hydratation par voie orale.
  • Enlèvement manuel de fécalomes.
  • Application de bandages ou de bas destinés à prévenir et/ou à traiter des affections veineuses.

Qui est autorisé à effectuer les actes de la liste du 1er septembre 2019 ?

Soit les aides soignant.e.s qui sortiront diplômé·e·s des instituts de formation ayant intégré un nouveau programme de formation après le 01/09/2019.
Soit les aides soignant.e.s actuel·le·s qui retournent suivre un programme de formation complémentaire de 150 heures dont au maximum 75 heures de stage.

Les aides soignant·e·s enregistré·e·s avant le 1er septembre 2019 sont-ils·elles obligé·e·s de suivre une formation complémentaire ?

Les aides soignant.e.s enregistré·e·s avant le 1er septembre 2019 ne sont pas obligé.e.s de se former à la pratique des activités de la liste du 1er septembre 2019. Mais sans cette formation complémentaire, ils·elles ne pourront pas prester ces activités infirmières supplémentaires, ils·elles devront se limiter à la liste établie en 2006.

Où en sommes-nous actuellement ?

Les représentant·e·s des travailleurs et des employeurs ont entamé les discussions à propos des modalités pratiques et financières qui permettront aux travailleurs de suivre cette formation dans les meilleures conditions. Une rencontre avec les représentant·e·s de l’enseignement est prévue en octobre.
Au niveau de l’enseignement, seules quelques écoles de promotion sociale organisent dès cette année la formation complémentaire.
Dans l’enseignement de plein exercice en Fédération Wallonie Bruxelles, le processus de modification du programme prendra au moins deux à trois ans.
Dans tous les cas, la formation complémentaire devra être organisée en collaboration avec un établissement d’enseignement répondant aux conditions fixées par les Communautés pour organiser la formation d’aide-soignant.e. ou d’infirmier.e.

En résumé :
Les actes ne peuvent être délégués que par l’infirmier.e. sur base de l’évaluation de santé du patient ou résident
Les actes de la liste de 2019 ne peuvent être réalisés que moyennant la formation complémentaire.
Les interlocuteurs sociaux analysent les possibilités de soutien pour le travailleur qui se forme (frais de formation, temps de travail, frais de déplacement) et ses collègues : remplacement du travailleur absent et ce tenant compte des moyens financiers qui pourraient être libérés par les fonds de formation et maribel (emploi).
L’arrêté royal ne rend pas la formation obligatoire. Il est prudent de tenir compte de votre situation personnelle ou de votre projet professionnel avant de décider si oui ou non vous suivez la formation complémentaire : je suis en fin de carrière, j’envisage de changer d’emploi, …

Le SETCa-BBTK défendra une formation à coût zéro pour le travailleur et durant les heures de travail afin qu’un maximum d’aides-soignant.e.s suivent cette formation. Pas d’aide-soignant.e. à deux vitesses !

N’hésitez pas à prendre contact avec votre délégué·e ou votre régionale SETCa pour en parler

PS Le bilan de compétences est aussi disponible gratuitement pour vous aider dans votre prise de décisions. Il s’adresse à toute personne désireuse de faire le point sur ses compétences professionnelles et personnelles, sur ses aptitudes et motivations au regard d’un projet déjà défini ou à définir.
Plus d’infos www.bilandecompetences.be