Pas dans nos poches!

Nous militons pour : protéger le pouvoir d’achat, permettre des fins de carrière dignes, créer de l’emploi et faire contribuer davantage ceux qui disposent réellement des moyens de participer à l’effort collectif. C’est payable, ce sont juste des choix de société différents !

Quand les prix augmentent, nos salaires doivent pouvoir suivre. C’est le principe de l’indexation : préserver notre pouvoir d’achat et éviter que notre salaire perde de sa valeur face à la hausse du coût de la vie.

Toute manipulation de l’indexation nous fait perdre du pouvoir d’achat. Et en limitant la pro­gression des salaires, cela réduit aussi les cotisations sociales liées à ces salaires. Donc, c’est l’effet boule de neige, les finances publiques se portent mal donc on doit encore plus de serrer la ceinture selon l’Arizona ! STOP !

Une fin de carrière digne doit permettre de continuer à travailler dans de bonnes conditions ou, lorsque ce n’est plus tenable, de réduire son activité sans attendre d’être épuisé. Permettre à un travailleur de terminer sa carrière dans un dispositif de réduction collective du temps de travail ou de crédit-temps est préférable à une situation où il continue jusqu’à la maladie et doit ensuite être pris en charge par l’assurance maladie. Le RCC ou l’assurance maladie ont des coûts comparables pour la collectivité. La vraie question est : « pourquoi vouloir autant user les travailleurs qui ont déjà 35 ou 40 ans de carrière derrière eux ? ». Par idéologie, l’Arizona considère tous les inactifs comme des profiteurs ! STOP, d’autres choix sont payables, la créa­tion d’emplois de qualité pour tous est la solution !

Flexi-jobs, jobs étudiants, annualisation du temps de travail : les possibilités de flexibiliser l’organisation du travail se multiplient. Présentées comme des solutions pour répondre aux besoins des entreprises, elles peuvent aussi modifier durablement les conditions dans lesquelles le travail est organisé. Accessoirement, cela ne crée ni emplois, ni salaires qui nourrissent les finances publiques.

Le risque est de voir se développer une mise en concurrence entre les travailleurs. À terme, cette concurrence peut peser sur les salaires, les horaires et les conditions de travail. La flexibilité existe, elle est suffisante et doit continuer à être encadrée collectivement ! STOP à l’arbitraire de vos employeurs, oui à la concertation !

Le financement du budget doit aussi poser la question de la répartition de l’effort. Une hausse de la TVA touche la consommation et pèse proportionnellement davantage sur les ménages qui consacrent un grand pourcentage de leurs revenus dans leurs factures et leurs courses.

Plutôt que de faire peser davantage l’effort sur les travailleurs et allocataires sociaux, il faut rechercher les moyens de financement là où ils existent, c’est-à-dire, les épaules les plus larges.