Mestdagh


Si juillet-août ne sont pas propices à des réunions, mais que dans les magasins c’est une organisation du travail en souffrance et donc des travailleurs exténués, il est inéluctable de rouvrir en septembre les dossiers qui fâchent et qui ne sont toujours pas solutionnés !

Un bureau de conciliation a donc eu lieu à Bruxelles ce lundi 23 septembre, bureau durant lequel nous avons exposé en front commun de nombreux points qui, soit sont exemplatifs de l’irrespect patronal de la convention ou des accords pris, soit des disfonctionnements/erreurs/oublis majeurs. Et dans les deux cas, ils vous impactent très négativement quant à vos droits, votre charge de travail, le sens de votre travail et votre motivation !

  1. Le pointage à la minute ! Faut-il rappeler que nous n’avons toujours pas d’accord quant à la méthode de comptage des quelques minutes en plus ou en moins par rapport à l’horaire affiché ? Faut-il rappeler que depuis juin, l’entreprise a pris une décision unilatérale d’appliquer d’autorité un système qu’elle a déterminé seule : se référer à l’horaire affiché, appliquer les pauses incompressibles (qu’elles soient prises totalement ou partiellement), et laisser libre arbitrage au responsable pour valider ou pas, la semaine suivante, les minutes supplémentaires réalisées. Par contre, pour les minutes en moins sur les prestations d’une semaine, il y a automatiquement retrait dans votre pot d’heures, voire dans votre rémunération si le pot est vide. Ce point a de nouveau été discuté en bureau de conciliation, mais la proposition patronale n’est toujours pas recevable dans le mandat que nous avons reçu : avoir un delta possible et acceptable par semaine, sans justificatif, est possible/réaliste et ne relève ni de l’irrespect de l’horaire, ni de l’envie « d’arnaquer » l’entreprise, comme cette dernière l’a soulevé à de nombreuses reprises. L’entreprise doit donc proposer un système suffisamment souple pour permettre à chaque travailleur, dans une entreprise qui est sensée faire du commerce, d’être au plus près de son horaire, mais sans pour autant être sanctionné ou faire du bénévolat s’il y a un différentiel !
  2. L’interim. Qu’on ne s’y trompe pas, nous n’avons rien contre les travailleurs qui sont dans l’interim. Nous demandons juste à l’entreprise de diminuer drastiquement l’usage de contrats aussi précaires en donnant de « vrais » contrats et en permettant aux temps partiels qui le souhaitent d’augmenter leur temps de travail. Des centaines d’interims par semaine, c’est un ratio inacceptable pour une entreprise de cette taille !
  3. Puis des dizaines de règles bafouées : non-affichage de l’horaire dans les temps, non-respect de cet horaire car changement patronal unilatéral, dépassement des prestations le dimanche, formations insuffisantes et peu efficaces, politique de remplacement non cohérente, trop de postes vacants dans la structure managériale,…..

Bref, tant de points qui n’ont de nouveau pas trouvé de solution au bureau de conciliation ! Nous avons donc déposé un préavis de grève suite à cet échec. Il reste maintenant à la direction, dans les 15 jours qui arrivent, à proposer des solutions négociées et acceptables pour les travailleurs qui ont déjà tant concédé lors de cette restructuration, ainsi que les garanties du respect des accords pris et à appliquer à elle-même le professionnalisme qu’elle a appelé de ses voeux !
Une réunion de concertation est prévue le 1er octobre. Si rien n’en ressort, nous ferons donc appel à vous le moment venu ! Restez donc mobilisés et à l’écoute de vos délégué(e)s.