Communiqué de presse

Mons, le 1er avril 2026

Situation critique aux blocs opératoires de Warquignies et Constantinople.

Les équipes des blocs opératoires des sites de Warquignies et Constantinople tirent la sonnette d’alarme face à une situation devenue particulièrement préoccupante.

Depuis quelques jours, le personnel est confronté à la démission de trois chirurgiens, démissions directement liées à la nomination du nouveau chef de service médical et à l’organisation mise en place à la suite de cette décision. Une réorganisation qui inquiète profondément les équipes.

La désignation du chef de service, ainsi que la structure décisionnelle instaurée autour de cette nomination, ont provoqué de fortes tensions au sein de l’équipe médicale. Ces démissions successives ont un impact immédiat et potentiellement dévastateur sur l’activité des blocs opératoires.

Du personnel “entre le marteau et l’enclume”.

Les travailleurs se retrouvent aujourd’hui coincés entre des enjeux médicaux internes qui ne les concernent pas… mais dont ils seraient les premiers à subir les conséquences. La perte de plusieurs chirurgiens remet en question :

  • la continuité des activités opératoires,
  • la capacité des blocs à fonctionner normalement,
  • et plus largement, l’avenir même des services sur les sites concernés.

Le personnel exprime une réelle angoisse : comment garantir un service de qualité sans les ressources médicales nécessaires ? Comment rassurer les patients dans un climat aussi instable ?

Une première rencontre, mais des réponses encore insuffisantes.

Hier soir, une réunion rapide a eu lieu avec la direction générale et la direction médicale. Si cette rencontre constitue une première étape, les travailleurs estiment qu’elle ne répond pas encore aux questions essentielles ni aux inquiétudes très concrètes concernant l’avenir des blocs et la sécurité des soins.

Face à l’absence de garanties et à l’urgence de la situation, les équipes des blocs opératoires de Warquignies et Constantinople ont décidé de se mobiliser. Elles sont donc en action de grève ce matin depuis 7h45 afin de dénoncer :

  • la gestion du dossier,
  • les impacts organisationnels et humains,
  • l’absence de vision claire quant à l’avenir des deux sites.

Les travailleurs demandent une concertation réelle, des garanties sur le maintien des activités et une stratégie médicale stable, afin d’éviter un affaiblissement durable de services essentiels pour l’ensemble de la population.