Le gouvernement prépare une série de mesures qui vont profondément modifier l’organisation du travail. Initialement, plusieurs mesures devaient entrer en vigueur le 1er avril 2026. Malheureusement, ce n’était pas un poisson d’avril, ces réformes sont reportées au 1er juin 2026. Et le contenu ne nous pas fait pas rire non plus.
Plus d’heures supplémentaires
Le quota d’heures supplémentaires volontaires serait fortement augmenté.
Il pourrait atteindre jusqu’à 360 heures par an dans la plupart des secteurs, et même 450 heures dans l’Horeca. Une partie importante de ces heures, jusqu’à 240, pourrait être prestée sans sursalaire et sans repos compensatoire.
Concrètement, cela permet d’augmenter la durée du travail… sans augmenter la rémunération.
Les heures supplémentaires pourraient être réalisées via un accord individuel valable un an, renouvelable automatiquement.
Des horaires plus flexibles
Le projet prévoit d’assouplir le règlement de travail. Les employeurs pourraient définir un cadre général d’horaires, puis fixer les prestations concrètes par accord individuel avec chaque travailleur, sans devoir toujours les détailler précisément dans le règlement.
Résultat : une flexibilité qui risque d’être surtout à sens unique.
Des mini-contrats possibles
La durée minimale des contrats à temps partiel serait réduite, passant d’un tiers temps aujourd’hui à un dixième temps demain. Cela ouvre la porte à des contrats très courts, avec des horaires fragmentés et des revenus instables.
En pratique, cela complique fortement l’organisation de la vie privée et rend l’accès plus difficile à certains droits sociaux.
Travail de nuit facilité
Le travail de nuit resterait défini entre 20h et 6h, mais dans certains secteurs, notamment dans la distribution et certains secteurs du commerce, il sera limité à la tranche 23h–6h.
Cela rendra le recours au travail tardif plus facile pour les employeurs.
Limitation du préavis
À partir du 1er juin 2026, le délai de préavis est de 52 semaines sans augmentation possible.
Notre position syndicale
Derrière ce simple report de calendrier, on retrouve une série de mesures qui augmentent la flexibilité, fragilisent les contrats et réduisent certaines protections.
Elles auront des conséquences directes sur le temps de travail, les horaires, les revenus et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Ces réformes touchent directement :
• la durée du travail ;
• les horaires ;
• les contrats ;
• la qualité de vie au travail.
On aurait préféré à un poisson d’avril, mais c’est bien réel !
Le mouvement syndical reste mobilisé pour défendre vos droits.
Restez mobilisés et à l’écoute des mots d’ordre.
Ensemble, on est plus forts.











