Communiqué de presse / G-L Bouchez

 12.10.2021

Le SETCa réagit aux propos de Georges-Louis Bouchez

Non ! Les chômeurs wallons ne sont pas des fainéants, ils ne trouvent tout simplement pas de travail.

Ses propos populistes sont méprisants à l’égard des Wallons et particulièrement des montois et borains. Nous chômerions dans notre région de père en fils !!!!!

D’après Georges-Louis Bouchez, il suffit d’accepter un métier en pénurie pour sortir du chômage.

Mais se rend-il bien compte des absurdités qu’il lâche tout simplement pour faire parler de lui?

Sait-il que pour occuper un métier en pénurie, une formation égale à un bachelier est très souvent nécessaire, et que pour certains d’entre eux, c’est une réelle vocation.

Sait-il que sur les 200.000 chômeurs :

  • 53.000 ont moins de 6 mois de chômage ;
  • 38.000 entre 1 an et 5 ans;
  • 50.000 entre 2et 5 ans ;
  • 21.000 entre 5 ans et 10 ans;
  • Et 12.000 de + de 10 ans;

Qu’il analyse ces chiffres, il comprendra mieux la problématique du chômage qui n’est pas aussi sombre qu’il veut bien le dire.

Aussi, nous n’aurions pas la culture du travail.

Il nous compare à la Flandre. Pourtant, rien n’est comparable.

La situation économique de la Région flamande permet le plein emploi, pire il y a une pénurie de demandeurs d’emploi. Les patrons flamands engagent du personnel qu’ils forment en entreprise, cet investissement est nécessaire pour répondre à la pénurie de personnel formé.

En Wallonie, par contre, les patrons exigent des demandeurs d’emploi d’être à la fois formés et d’avoir de l’expérience.

Ils profitent du taux de chômage plus important pour exiger l’impossible.

Très récemment, des moyens financiers importants ont été dégagés par l’état fédéral afin de répondre à la pénurie de personnel soignant.

Un projet, appelé # choisir les soins, a été élaboré permettant de remettre au travail des demandeurs d’emploi venant de plusieurs secteurs d’activité suite aux différentes restructurations.

Il avait été demandé aux employeurs d’institutions hospitalières d’engager ces demandeurs d’emploi dont le coût serait pris en charge complètement par le fédéral et de les former.

Résultat de l’opération : plus de 80 % de l’enveloppe est utilisée par les hôpitaux flamands qui ont décidé de jouer le jeu afin de régler le problème de pénurie, contrairement aux employeurs wallons.

Que Monsieur Bouchez vienne sur le terrain, il comprendra qu’il ne s’agit pas de dire

“ y a qu’à “

La solution démagogue de Monsieur Georges-Louis Bouchez est d’exclure les chômeurs qui refusent un emploi en pénurie.

Nous le savions proche de Théo Francken mais de là à reprendre les thèses de la NVA, les wallons apprécieront.

Si ses prises de positions voient le jour, nous assisterons à un transfert de prise en charge des allocations sociales du Fédéral vers la Région wallonne.

Merci de servir la soupe à la NVA !

Pour un politique qui se réclame pour l’unité du pays, il en fait une belle démonstration.

Que Monsieur BOUCHEZ vienne me voir, je lui expliquerai que la situation sur le terrain est bien plus complexe que de tout simplement faire ce type de déclaration.

Patrick SALVI

Secrétaire Régional SETCa Mons-Borinage

0495/307.909